La symbolique du vin

Le vin n’est pas à proprement parler une nourriture, il a cependant de tous temps joué un rôle considérable dans l’alimentation des hommes.
Boisson colorée, agréable à la vue comme au palais, il fait plaisir plus qu’il ne désaltère vraiment.

En France, pays essentiellement producteur, aucun repas de fête ne se conçoit sans qu’il soit accompagné d’un bon vin, voire de plusieurs, choisis en fonction des mets servis : vin blanc avec le poisson, vin rouge avec les viandes et les fromages, champagne au dessert, liqueurs et alcool avec le café, sans parler des apéritifs avant le repas et même de l’éventuel « trou normand » au milieu du repas.

Plus ou moins chargé en alcool, le vin procure chaleur et bien-être, mais l’effet est passager et, consommé de manière régulière et excessive, il peut entraîner des troubles graves : ivresse, delirium tremens, coma éthylique.
Il est formellement déconseillé aux jeunes enfants.

Peu de gens savent qu’un verre de vin équivaut à dix morceaux de sucre, raison pour laquelle les alcooliques ont rarement faim, et pour laquelle également tout régime amaigrissant conseille en premier lieu la suppression des boissons alcoolisées.
Le vin est pour beaucoup une façon de se consoler, d’oublier les misères et difficultés de l’existence, également une manière de se donner du courage pour les timides ; mais le « coup de fouet » ainsi procuré n’est hélas que transitoire.

C’est en quelque sorte un retour aux satisfactions primitives et, faute de retrouver la chaleur du sein, le langage populaire dira que l’alcoolique « biberonne ».

Cependant, bu de façon raisonnable, le vin apporte l’euphorie, il est donc tout indiqué pour les réjouissances, et la Bible comme l’Évangile sont les premiers à nous en parler.

Souvenons-nous de Noé, ancêtre des buveurs inconsidérés, mais surtout du Christ qui, invité aux noces de Cana et le vin venant à manquer, transforme l’eau en vin : ce sera son premier miracle. A l’occasion de la Cène, ultime repas pris avec ses apôtres, il transformera le vin en son sang.

La couleur rouge du vin est d’ailleurs souvent assimilée à la couleur du sang, signe de vitalité. Ne dit-on pas lorsque l’on « trinque » avec quelqu’un : « à votre santé ! ».

Écoutons enfin, pour terminer, ce qu’en dit un empereur du temps passé :
« Le vin nous initie aux mystères volcaniques du sol, aux richesses minérales cachées ; une coupe de Samos bue à midi en plein soleil, ou au contraire absorbée par un soir d’hiver dans un état de fatigue qui permet de sentir immédiatement au creux du diaphragme son écoulement, sa sûre et brûlante dispersion le long de nos artères, est une sensation presque sacrée, parfois trop forte pour une tête humaine. »

oui je veux guérir de la boulimie